Nouveau texte : loyaux-avec-la foi.blogspot.com
Jacques Gruber
the most striking
christian Theologian in the beginging of our 21th centurry
Der interrestanter
christlicher Theolog des Anfangs des 21n Jahrhunderts
self-Press
THÉOLOGIE
ET
DÉCONSTRUCTION (sigle : THEODECT)
essai de théologie préfigurative en tout respect
mise à jour de notre langage théologique chrétien
une redécouverte de notre foi
Paris 2011
Working out christian Theology
in regard to our western selfcriticism (namely: deconstruction)
essay on respectful advanced Theology
our christian theological language up to date
rediscovering our faith
Bearbeitung der christlichen Theologie
in Aufmerksamkeit zu unserem abendländischen Selbstkriticismus
(anders gesagt: Dekonstruktion)
Essay über respektvolle Spitzen-Theologie
unsere christliche theologische Sprache auf dem neuesten Stand gebracht
eine Wiederentdeckung unseres Glaubens
si vous reproduisez, copiez ou téléchargez ces textes, je vous demande de porter la mention :
copyright Jacques Gruber, Théologie et déconstruction, Paris 2011
je répondrai aux commentaires dans la mesure de mes moyens
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« Tout scribe instruit du royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien » Matthieu 13, 52
reconstruire le patrimoine judéochrétien en tenant compte de la déconstruction de la culture occidentale, pour un renouvellement de la justice qui est amour, de l’amour qui est justice, dans notre monde
recherche théologique (de culture chrétienne, protestante) avancée
à tous ceux qui sont intéressés par l’avenir de la pensée théologique chrétienne
Si Platon avait écrit aujourd'hui, mutatis mutandis, ses immortels Dialogues, il n'aurait trouvé aucun éditeur et s'il avait réussi néanmoins à se faire publier, la critique l'aurait éreinté.
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PRÉSENTATION
Ouvrages de référence : Entendre la Parole. Le témoignage intérieur du Saint Esprit, Paris, Éditions du Cerf, 2003 ; « Vous serez mes témoins. Pour un temps de confusion et de mutations, Paris, Éditions du Cerf, 2009.
Les astérisques renvoient à la Liste (alphabétique) des entrées, p. 11-14.
Pour les recherches transversales, on se référera à cette liste, à la Table (systématique) détaillée des matières, reproduite en fin de chacun des 13 « Messages » de ce blog entre lesquels la matière de ce travail a été répartie ou aux Index placés en dernier lieu.
A la fin de chaque article, on trouvera des renvois internes suivis par les références à Entendre la Parole et à « Vous serez mes témoins ».
Pour retrouver les pages des renvois internes, consulter les archives du blog qui indiquent leurs numéros en tête de chaque Groupe (ou chapitre).
J’ai choisi la forme d’un index raisonné où les apports originaux de mes deux livres : Entendre la Parole et « Vous serez mes témoins » sont rassemblés en onze Groupes (ou chapitres) en fonction des grands chapitres de la théologie : Parole, Théologie, Questions épistémologiques, être humain (note 1), monde, Jésus Christ, Saint Esprit, Église, Le Saint unique, Éthique.
Cela me permet de réunir un exposé systématique du sujet (théologie et déconstruction) avec l’index des textes qui témoignent de la découverte de ce dernier.
Penser la foi* chrétienne en crise: Le christianisme* traverse la crise la plus sérieuse et rencontre le plus grand défi de son histoire. Les raisons en sont internes et externes propres à chaque rameau du christianisme et du fait que la civilisation occidentale, la plus représentative du christianisme est, non moins que les autres, en crise. Elle est mise en question par le réveil des autres civilisations de la planète qu’elle a provoqué et elle a entrepris de se remettre elle-même en cause jusque dans ses fondements. L’apport historique positif du christianisme échappe aux yeux du monde qui se les est appropriés. Il est relativisé aux yeux des chrétiens eux-mêmes. Il est fréquent de ne retenir que le passif des Églises*.
Les civilisations, traditions*, coutumes et croyances africaines, musulmane, orientales et extrême-orientales, amérindiennes, parfois renforcées par des politiques locales de décolonisation des esprits, trouvent un bon accueil chez des occidentaux revenus de tout. Le plus souvent, Juifs et chrétiens s’en étaient démarqués, excepté lorsque, par des stratégies d’intégration ou d’inculturation, elles ont été en quelque sorte « christianisées ». Ces civilisations, porteuses de valeurs, de représentations, de conceptions, de notions dont le judéo-christianisme s’était progressivement épuré et qu’il a, cela peut paraître paradoxal, réveillées à travers la colonisation, bénéficient d’un puissant reflux. Le modèle de la chrétienté*) constantinienne, s’il n’a pas disparu partout, est devenu non productif et même contre productif. Devant cet état de fait, les réactions vont d’un extrême à l’autre : des intégristes et des fondamentlistes aux charismatiques et aux refondateurs en tout genre.
Les images, les commentaires, les radio-trottoir diffusés par les médias les plus officiels sur le christianisme * (et sans doute d’autres religions) nous feraient prendre un moule à gaufres pour un ordinateur portable.
Par les temps qui courent, les problèmes sont partagés par toutes les Églises * chacune a les siens et sa manière de les affronter. En ce qui me concerne, je me sens plus directement interpellé par ceux que rencontrent les protestants.
L’intelligence de la foi* dans la culture protestante : Pour l’histoire, le protestantisme est fondé sur la médiation* à trois brins du sola gratia, solas fide, sola scriptura (par la seule grâce*, par la seule foi, par la seule Écriture*). Ce n’est pas la juxtaposition de trois affirmations complémentaires (puisque chacune est dite « seule »), mais l’expression d’une unique médiation dont chacun des trois aspects renvoie aux deux autres (comme dans la Trinité*).
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(note 1) : À strictement parler: "étant humain", existant.
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Aujourd’hui, d’une façon assez générale, le protestantisme survalorise le troisième terme (l’Écriture,*) au détriment des deux autres. Ce n‘est pas un déséquilibre, c‘est une perte. L‘Écriture isolée de la grâce* et de la foi*, c’est la Bible* comme document engendrant deux « religions » opposées: le fondamentalisme et la science biblique. La normativité, pour la foi, de la cohésion kérygmatique de la Bible dans son ensemble a été perdue de vue et la spiritualité charismatique* de la Parole* de grâce et de foi, interpellation ici et maintenant du Saint-Esprit*, remplacée par l’inspiration pentecôtiste et les émotions revivalistes, a bien souvent disparu de la prédication, de la méditation personnelle, de la catéchèse. Le fondamentalisme revivaliste ou la curiosité exégétique ont pris la place de la spiritualité charismatique découlant de la Parole tout comme de l’herméneutique intra-scripturaire de la foi.
Faire de la théologie* après la fin d’une ère de chrétienté* constantinienne : La chrétienté n’a pas disparu, elle s’est renforcée sur le plan de la qualité en se recentrant sur l’Église* (Ecclesia*), ses institutions, ses œuvres et ses mouvements. Comment poser en contexte postchrétien, non chrétien ou de déni du christianisme*, des questions énoncées dans un contexte de peuple élu (la Bible*) ou de civilisation chrétienne (où tous sont réputés chrétiens), ces contextes leur ayant alors servi de matrices doctrinales ? A travers une phénoménologie de la Bible, de l’Écriture* et de la Parole*, Entendre la Parole (note 1) permet d’avancer dans cette direction en revenant sur la signification du principe de la Réformation qui réunit grâce, foi, texte biblique sans disjonction, ni confusion, d’en montrer la pertinence aujourd‘hui Ce faisant, un certain nombre de notions ont été précisées ou sont apparues (révélationen voie de formation et révélation opérationelle* attestation externe du Saint Esprit*, par exemple). En particulier, l’élection* pour le service du Seigneur qui, dans le précédent contexte, avait pour conséquence le rejet des autres, a pu être comprise comme le choix en vue d’être témoin au bénéfice de tous les autres (qu‘ils s‘ouvrent à l‘Évangile* ou non).
Ce premier livre ouvre la voie au suivant qui veut expliciter la condition du témoin chrétien. Quand on a entendu la Parole* performative de Dieu elle nous établit ses témoins*.
Rendre compte de sa foi* même au regard des mises en cause provenant de la déconstruction: Dans le même temps, l’Occident a entrepris une déconstruction de son patrimoine culturel séculaire marqué par l‘Antiquité tant orientale que gréco-romaine et par la réinterprétation que le christianisme* en avait donnée en prétendant l’accomplir. L’interprétation philosophique de la théologie* chez Fichte, la sécularisation* du christianisme par é, puis par les hégéliens de gauche (Feuerbach) sont un prélude. Le coup d’envoi pourrait être la philosophie à coups de marteau de Nietzsche. La crisis de Husserl en représente-t-elle une étape ? En tout cas, la déconstruction est le programme de Heidegger puis celui de Derrida.
Les déconstructeurs veulent distinguer entre déconstruire et détruire, mais, pour l’heure, les résultats se font attendre. Je ne suis pas philosophe et ne prétends pas entrer en concurrence avec les philosophes et les penseurs de la modernité ou de la postmodernité, mais, dans la mesure où, ceux-ci me mettent en question, en tant que théologien je me dois de tenir compte de leurs arguments, sans les épouser ni polémiquer. Le théologien qui veut répondre de sa foi d’une façon plausible, tenant compte de la justesse des arguments produits par les déconstructeurs, doit savoir prendre ses dispositions (ainsi, dans le sillage de l’intersubjectivité postmoderne, la Genèse réciproque ; du côté de l’ontologie, le centre de gravité ontologique (CGO), par exemple). C'est à cela que voudraient correspondre les thèmes originaux de Entendre la Parole (note 1)
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(note 1) Entendre la Parole.Le témoignage intérieur du Saint Esprit, Paris, Editions du Cerf, 2003, abrégé EP.
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et de « Vous serez mes témoins » (note 1) et, pour commencer, l’axiome* « Je ne crois pas en Dieu, je crois en la parole de Dieu », non au sens d’un credo in Deo (avec ablatif), mais d’un fido in Deum (avec accusatif), un « je mets ma confiance et mon espérance* en » qui, à mon avis, entérine de manière positive le faisceau de critiques adressées aux conceptions millénaires d’une transcendance* ontique, que celle-ci soit personnalisée ou non (voir aussi le concept de centre de gravité ontologique, p. 66) qui est moins une question de logique que de retour aux universaux). Nous parlons de Dieu alors que c’est lui qui nous parle. Au défi de la
sortie de la religion répond l’assimilation des histoires saintes* à la
révélation* en voie de formation, comme, à la sortie des histoires saintes*,
répond la révélation opérationnelle*.
Au fur et à mesure que j’écrivais, je rencontrais ces difficultés. Il me fallait les surmonter pour aller plus loin et je ne pouvais pas les traiter pour elles-mêmes, en développer les conséquences ni même justifier mes solutions sans entraîner le lecteur dans des digressions qui l’auraient éloigné du sujet et gonflé le volume de mon texte. On ne trouvera donc pas ici les études qui ont précédé la rédaction de mes textes, mais l’élaboration, après coup, des solutions que, chemin faisant, j’ai été amené à proposer. Par respect pour mes lecteurs, je me dois de cette explication a posteriori.
Historique de mon travail
Reconnaissance de dette : Le 2 octobre 1948, étant en séjour à Strasbourg, mon oncle Charles Hauter, alors doyen de la faculté de théologie protestante de cette ville, rescapé de Buchenwald, dont un des fils, André, était décédé au camp d’extermination de Dora, auteur d’un Essai sur l’objet religieux, du Problème sociologique du protestantisme, de L’Esprit du culte protestant et de rares études dans la Revue d’histoire et de philosophie religieuses de Strasbourg, m’avait invité à prendre un pot à l’Aubette. C’était surtout lui qui parlait. Mesurant l’importance de ce qu’il m’avait dit, j’ai rédigé, le soir même, ce que j’avais retenu de son propos. Je reproduis ici ces notes d’il y a soixante ans, sans aucun changement. J’étais alors âgé de vingt-trois ans.
« Le fondement de la dogmatique chrétienne est le plus souvent inconsistant et la dogmatique, de ce fait, peu solide (magistère de l’Église dans le catholicisme, conception obscure de la révélation dans le protestantisme). Il faut donc fonder la dogmatique chrétienne et remettre, par cette opération, les divers articles de cette dernière dans leur véritable perspective. Une religion se caractérise par un absolu (Dieu). Á ce titre, le bouddhisme, qui n’impose aucun absolu et place toute sa confiance dans l’homme comme une philosophie humaine que Schopenhauer pourrait assez bien représenter chez nous (Schopenhauer qui situe sa confiance dans la volonté) n’est pas, à proprement parler, une religion alors que le marxisme en est une.
Or, qu’un absolu soit caractéristique d’une religion, implique que cet absolu puisse se manifester. Un absolu ne peut être le fruit d’une conquête rationnelle. La conquête ra- tionnelle n’est jamais que l’apanage du relatif auquel on peut remonter de la périphérie vers le centre grâce au raisonnement. L’absolu est isolé, comme une île, sans relations de continuité ni de contiguïté, avec le continent. Il ne peut être que le fruit d’une révélation. La révélation sera en cela le critère de la religion.
Assurer le fondement de la dogmatique chrétienne consistera à analyser la notion biblique de révélation. Non pas expliquer ni démontrer, ni seulement constater cette révélation, mais l’analyser. Ceci afin de faire ressortir le caractère spécifique de la révélation biblique.
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(1) « Vous serez mes témoins ». Pour un temps de confusion et de mutations, Paris, Editions du Cerf, 2009, abrégé: VST.
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Cette analyse devra se faire dans la direction suivante : le réel représente l’ensemble de ce qui est révélé à l’homme, or, le réel se révèle essentiellement en tant qu’obstacle. L’ensemble des faits qui vont dans le sens de l’homme est constituent, si l’on peut dire, sa pente naturelle, ne l’affecte pas et nous n’en avons nulle connaissance. Mais les faits qui nous font obstacle, nous arrêtent, éveillent notre conscience qui n’a de repos que lorsqu’elle parvient à la connaissance. La connaissance réside dans un recul de l’obstacle par rapport au sujet, recul qui fonde le réel. La connaissance, ainsi mise en branle, tend à devenir science et le devient lorsque l’obstacle se sera suffisamment éloigné du sujet pour devenir un objet parfaitement objectif, c'est à dire, lorsqu’il n’y aura plus rien de l’objet dans le sujet, ni du sujet dans l’objet.
Dès les premières pages de la Bible, nous voyons l’homme rencontrer un obstacle, avoir une révélation. Adam et Ève, voulant se faire semblables à des dieux, se heurtent à l’interdiction divine de devenir des dieux. Ainsi, Dieu devient obstacle, révélation, objet d’une science qui est, justement, la théologie et, particulièrement, la dogmatique. L’objet de la dogmatique est unique et simple : Dieu.
La révélation biblique résidera dans le heurt de l’homme contre Dieu, heurt qui revèle Dieu à la conscience et provoque le recul entre l’homme et le réel, ce recul dont nous parlions précédemment et qui, en l’occurrence, s’appelle : Sainteté de Dieu. Cette sainteté est toujours la réalité par laquelle nous saisissons Dieu, dans laquelle Dieu se révèle (exemples : la vocation de Moïse, la vocation d’Ésaïe). L’obstacle auquel nous nous achoppons c’est que nous voulons être de saints, nous voulons être des dieux.
Une telle conception de la dogmatique était implicitement contenue dans la liturgie strasbourgeoise adoptée par Calvin suivant laquelle nous disons [dans le texte de la confession du péché] : « Nous confessons devant te Sainte Majesté (…) [que nous sommes] incapables par nous-mêmes d’aucun bien ». Il est regrettable qu’aujourd'hui la liturgie ne rappelle pas plus fortement cette Sainteté, ne nous achoppe pas plus et ne nous secoue pas plus, car nous venons écouter le sermon sans que Dieu soit vraiment présent. »
Plus tard, à l’occasion d’un cours du professeur Roger Mehl, qui comparait le monde selon Fichte (un philosophe qui se voulait théologien) à un gymnase et la vie humaine à un exercice de gymnaste, j’ai découvert une possible influence fichtéenne sur mon oncle qui avait une connaissance de tous ces auteurs (l’Anstoss, le Gegensatz, le Gegenstand du Ich).
Je n’ai pas retrouvé trace des propos tenus par mon oncle à l’Aubette dans ceux de ses cours qu’il m’a été donné de suivre au début des années cinquante et j’ai longtemps attendu la publication posthume d’un texte de lui avant de me décider à publier les notes qu’on vient de lire. Je devais à mon oncle, à mes lecteurs et à moi-même de reconnaître cette dette.
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N.B. : Les personnes qui prendront la peine de lire les pages indiquées entre parenthèses dans les alinéas qui suivent, auront effectué un tour complet de la pensée que je développe ici.
Suite à donner : Je pense être parvenu à expliciter le concept de révélation* (au sens chrétiens du terme) en deux étapes : 1) par une anthropologie phénoménologique de la parole de Dieu (p. 15) qui discerne la Bible*, l’Écriture*, la parole de Dieu et le concept théologique de parole de Dieuth* ; 2) en distinguant deux modes de révélation: (p. 21) la révélation en voie de formation (ou histoire sainte* et la révélation opérationnelle (témoignage* intérieur du Saint Esprit). En elle-même, la révélation opérationnelle est complète, j’ai pourtant été amené à mentionner, à côté d’elle, l’existence d’une attestation* externe qui ne peut être que descriptive. Ces deux acquis forment l’essentiel de Entendre la Parole ; 3) en spécifiant et codant la parole de Dieu, d’une part, comme phénomène kérygmatique (parole de Dieuk) et, d’autre part, comme concept théologique (parole de Dieuth).
Dans « Vous serez mes témoins », j’ai abandonné la notion d’Absolu (p. 113) au bénéfice de celle de Transcendance (p 118) et analysé la notion de la Sainteté* qui nous fait obstacle (p. 20), en deux étapes aussi : 1) dès lors qu’elle se trouve être liée au Saint Esprit, la Sainteté ne constitue pas qu’un obstacle intelligible, elle est aussi l’apport d’une intelligibilité (celle de la grâce, p. 93) qui nous fait obstacle comme telle, produisant un dynamisme charismatique (p. 55); 2) le heurt (p. 20) contre pareil obstacle est dynamique, il produit une résilience* et un rebond* que l’on qualifie souvent (à tort) de « réponse » de la foi. Notre réaction devant l’intelligibilité du Saint Esprit (p. 100) (le coram Deo de la Réformation) ne produit aucune réalité substantialiste, mais s’actualise dans et par des effets charismatiques*.
J’ai ensuite complété le volet calviniste du témoignage intérieur du Saint Esprit (p. 101) par par un volet luthérien (ce que j’appelle ici l’algorithme de Luther, p. 29). Le fait d’être toujours en même temps pécheur et juste (ce qui est un vrai paradoxe, p.26) produit une temporalisation (p. 29, 93), laquelle crée une manière (p.102) d’existence qui est une temporalité* En ce qui concerne l’esprit et plus encore le Saint Esprit, tout est dans la manière, dans le style, dans le ton, dans la qualité (p. 56). Question ontologie, tout est dans la manière, dans le style, dans le ton, dans la qualité (p. 56). L’être de l’existant se donne (pour soi et pour les autres) dans ses manières d’être, sa temporalité, suite à la temporalisation produite par les principes opposants. J’ai proposé de reprendre l’algorithme de Luther en d’autres termes : « Toujours en même temps en nous-mêmes et débordés par le Ressuscité, c'est à dire toujours témoins ».
Le volet, calviniste, permet de comprendre la conception luthérienne de la « déclaration qui réalise ce qu’elle dit ». Le volet luthérien permet de concevoir l’élection calviniste au sens d’ « être fait témoin ».
Pour une élaboration plus avancée : Sur la base de ces acquis, j’ai pu développer une anthropologie théologique (15) qui peut se résumer dans les huit points suivants :
1) concernant l’être humain : les notions de limite (p. 80) et de négativité (p.70, 118, 122-123), d’adossement (p. 81) et de tension eschatologique (p. 81) ; concernant l’univers : les notions de hors-Tout (p.82), de Premier et Dernier (p. 35, 41, 49), d’Entièreté (p. 94, 126) ;
2) la médiation de la foi (p.91) (distinguée de la médiatisation, des médiations immanentes, de l’instantanéisme, ibidem) par laquelle l’aujourd'hui du salut par la foi (diei fide) (p. 91) entre dans nos histoires personnelles et dans l’histoire, récusant toute théanthropie, toute forme de théisme ou de complétude humaine, au sens d’une réalité proleptique (p. 75) qui permet toutes les actualisations concrètes possibles sous le signe d’un à-venir eschatologique. Tout en reconnaissant néanmoins le rôle d’une Coïncidence (p.90) hyperbolique sur le plan de notre vécu de la Valeur des valeurs (p. 125) ;
3) la sortie de l’histoire sainte (p. 97) (laquelle devient l’adossement* pour un salut dans l’histoire et pour l’Histoire, 96) ; une sortie de la religion qui n’est pas une fin de la foi* du moment qu’elle est moins un credo in (qui peut être suivi d’un accusatif, mais aussi d’un ablatif qui nous enferme dans l’ontique) qu’un fido in (suivi d’un accusatif) et pour autant que nous acceptions de résoudre le problème* par l’absurde en réfléchissant sur l’axiome « Je ne crois pas en Dieu, je crois en la parole de Dieu » (p. 29) ;
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4) la démythisation (p. 88) de ce qui, vu du dehors, est un mythe christique, (p. 87) dans et par le témoignage chrétien (103) personnel et ecclésial ;
5) la fin de la chrétienté constantinienne (p. 109) au profit d’une expression de la foi* chrétienne dans le monde postmoderne à travers le basculement de la Transcendance (p. 123) vers nos transcendances chaque fois que se produit le moment de l’Évangile (19) ; la prise de conscience d’une Ecclesia mondiale (p. 109) distincte de l’universalité de l’Église (p. 109), la proposition d’une unité lisible (et non visible) de l’Eglise (p. 111) ;
6) le centre de gravité ontologique (p. 65) présenté en réponse à la déconstruction de l’ontologie*, tout au moins dans le cadre d’une théologie* chrétienne ;
7) la genèse (autogenèse, p. 106) réciproque proposée pour la relation des chrétiens avec le jjudaïsme et étendue à la théologie des religions ;
8) l’amorce pour une éthique éthologique (p. 127).
La déconstruction occidentale se met en question et nous met en question. Devant ce défi, que peut-on envisager dans le cadre d’une théologie chrétienne de culture protestante ? J’écris au titre d’une réflexion personnelle qui peut être reçue comme un ensemble cohérent (mais non systématique) de propositions. Trois mots pourraient les résumer : concret, pragmatique et charismatique.
Dans ma réflexion et mon cheminement, tout en restant en permanence sous la pression du neuf (provenant du melting pot culturel actuel), j’ai eu à cœur de ne jamais rompre avec l’ancien (la Bible hébraïque, le Nouveau Testament, le patrimoine théologique, ecclésial et culturel chrétien). Devant son destin historique le christianisme a diverses façons de réagir : l’intégrisme, le fondamentalisme, le libéralisme ou, une fois de plus, le bousculement novateur par la parole de Dieu.
PROPOSITIONS POUR LA LECTURE
Afin de ne pas donner à lire des articles dispersés selon l’ordre alphabétique, j’ai opté pour un regroupement des thèmes en onze ensembles permettant une première lecture continue. Les astérisques placés après un mot indiquent qu’il existe un article correspondant à ce mot. Chaque article est conçu de façon à pouvoir mener une existence indépendante ou entrer dans d’autres regroupements (d’où quelques répétititions pour qui suit la lecture continue).
Le lecteur qui s’intéresse à tel ou tel article en particulier, le trouvera grâce à la liste alphabétique placée, ci après, en tête de l’Index raisonné. J’invite les lecteurs à imrimer les pages 11 à 14 (Liste des entrées) pour avoir sous les yeux, au cours de leur lecture, les références souhaitables.
On peut lire le texte en continu ou bien partir d'un article qui présente un intérêt immédiat et suivre ensuite la chaîne des renvois.
sigles utilisés : AML : Algorithme de Luther ; EP : Entendre la Parole ; CGO : Centre de gravité ontologique ; VST : « Vous serez mes témoins » ; IR : Index raisonné.
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LISTE DES ENTRÉES DE L’INDEX RAISONNÉ
les têtes de chapitres sont en caractères gras, les sections d’un article sont en italiques
Absolu p. 113
Accomplissement p. 105
Actualité (virtuality, Dasein), actuel, actualiser, p. 75, actualisation, voir Appropriation, p. 102, Substance, p. 99
Adoption, p. 101
Adossement, p. 81
Algorithme de Luther, p. 29
Alliance, p. 80
Analogie, p. 51, analogie de la foi et de l’être, p. 51, de la grâce et du désir, 52, du Royaume, 52, du contexte, p. 52, de l’idée, p. 53
Anthropique, p. 55
Anthropologie biblique, voir Cœur nouveau, p. 102
Anthropologie de la parole de Dieu, p. 16
Anthropologie théologique, p. 15
Aporie, p. 26
Approfondissement, p. 103
Appropriation, p. 102
Aptitude ou capacité (aptitude or qualification, Fähigkeit oder Fassungsvermögen), p. 73
Artificiel : voir Virtuel, p. 76
Aspiration : voir Désir, p. 74
Assistance : voir Esprit, p. 102
Asymptote, p. 54
Attestation (attestation, Bescheinigen) externe du Saint Esprit, p 104
Aujourd'hui (to day, heutig) du salut par la foi, p. 91
Autonomie ou liberté, p. 71
Axiome, p. 29
Baptême, voir Débordés par le Ressuscité, p. 86
Basculement (overbalancing, Umkippung) de la transcendance, p. 123
Besoin : voir Désir, p. 74
Bible, Écriture, parole de Dieu, p. 16 (Bible, 16, Écriture, 17, Parole : 17)
Bienveillance pédagogique de Dieu, p. 124
Canon biblique, p. 18
Capable, capacité : voir Aptitude, p. 73
Cène, voir Débordés par le Ressuscité, p. 86
Centre de gravité ontologique (ontologic center of gravity, ontologischer Schwerpunkt), p. 65, actualisme (to do actual, aktuell tun), conceptualisme (conceptualism, Conceptualismus), nominalisme (nominalism, Nominalismus), expresivisme (to do expressive, ausdruckvoll tun), p. 66
Cercle herméneutique (charismatique) de la parole de Dieu, p. 18
Changement (de temps, d’histoire) (change, Umschaltung), p. 93
Charisme, charismatique : voir Anthropique, p. 56, Substance, p. 99, intuition charismale, p. 52, 56
Chrétienté (Christendom, Christentum), Chritianisme : voir Ecclesia, p. 109
Circonstances : voir Conditions, p. 77
Cœur nouveau, p. 102
Coïncidence, p. 90
Concret ou vécu, p. 76
Conditions, circonstances, p. 77
Confiance et espérance : voir Foi, p. 91
Confusion, mutations, engendrement, p. 77 (confusion : 77, mutation : 78, engendrement : 79)
Contingence, p. 50
Contre témoignage, p. 104
Corps de Christ, p. 86
Créateur, Création, voir Parole, p. 17-19 ; Axiome, p. 29 ; Qualité, p. 56 ; Source, dernier alinéa, p. 59 ; Recréation de notre subjectivité, p. 103 ; Image et ressemblance, p. 62 ; Ultime question, p. 63 ; Centre de gravité ontologique, p. 65 ; Confusion, p. 78 ; Panthéisme, p. 82 ; Résurrection, p. 85 ; Aujourd'hui du
salut âr la foi, p. 91 ; Substance, p. 99 ; Esprit, p. 100 ; Manière(s), p. 102 ; Absolu, p. 113 ; Saint (Le), p. 114 ; Trinité, p. 115 ; Transcendance, p. 118
Création nouvelle, voir Reréation de notre subjectivité, p. 103 ; Source (dernier alinéa), p. 59 ; Confusion (engendrement, p. 78) ; Panthéisme, p. 82 ; Saint (Le), 114 ; Interprétation de la Trinité, p. 115 ; Valeur, p. 125
page 12
Culture (background, Bildung), cultural (culture, Kultur), culturalité, culturel, p. 79
Débordés (overflowed by the Resurrected, von dem Auferstandenen ûbergelauft) par le Ressuscité, p. 85
Décentrement (discentering, Umzentriertsein), p. 87
Déchristianisation, p. 104
Déconstruction (western selfcriticism, abenländlicher Sebstkriticismus) voir Présentation p. 9-10
Défis internes du témoignage : voir Contre témoignage, p. 104
Demande : voir Désir, p. 74
démonique, voir Anthropique, p. 55
Démythisation (demythising, Entmythisierung), p. 88
Désespoir de la révélation : voir Contre témoignage, p. 104
Désir (libido, desiderium), p. 74
diei fide : voir Aujourd'hui du salut par la foi, p. 91
Dokimazein, p. 92
Donum et datum, p. 93
Écart (spacing, Abstand) spécifique de la grâce, p. 93
Ecclesia, p. 109
Écriture: voir Bible, p. 17-18
Effusion : voir Inspiration, p. 102
Église, p. 109 (9ème Groupe ou chapitre)
Église, p. 109
Élargissement, p. 102
Élection médiée (diated, mittelt), p. 101
Élection ou sélection, p. 101
Éléments de méthodologie, p. 42 (rappels, p. 43 ; aller à la racine : 44 ; se tenir au plus près de la Source : 45 ; prendre appui sur un terre ferme : 45 : procéder par sauts qualitatifs finis : 46, Applications, p. 48)
Emmanuel-Ressuscité (the Emmanuel-Resurrected ; der Immanuel-Auferstandene, p. 85
Énergie : voir Substance, p. 99
Énigme, voir Aporie, p. 26
Engendrement, p. 79, voir Confusion, p. 77
Entièreté (kathapan -tès, cunct -itas, Entirety, Innsgesamtheit ), Temps, histoire, éternité, p. 94 ; Renversement non subversif de la Valeur, p. 126 ;
Épistémologie (questions d’épistémologie), p. 29, 80, 81 (3ème Groupe ou chapitre)
Eschatologie réalisée ou actualisée, p. 81
Espace-temps, p. 80
Espérance : voir Foi, p. 91
Esprit Saint (l’), p. 99, Esprit, p. 100 (8ème Groupe ou chapitre)
Esprit Saint, p.100
Esprit d’adoption, p. 101
Éternité, voir Temps et histoire (Entièreté, p. 94) ; Éternité médiée, p. 95, Trinité, p. 115
Éthique, p. 125 (11ème Groupe ou chapitre)
Éthique éthologique, p. 127
Être : voir Centre de gravité ontologique, p. 65
Être humain (l’), p. 55 (4ème Groupe ou chapitre), Premier et Dernier, mise en perspective, p. 35
Évangélical (evangelical, evangelikal), p. 18
Évangile : voir Moment de l’Évangile, p. 19
Faillite de l’Évangile p.18
Foi, p. 5-6, 91
Genèse réciproque (reciprocal genesis, reziprok Entstehung), p. 106
Grâce : voir Écart spécifique de la grâce, p. 93 ; Irréductibles, p. 32
Heurt, résilience et rebond (shock, resilience, bounce ; Schlag, Resilienz, Rückprall), p. 20
Histoire sainte et salut dans l’histoire, p. 96
Histoire, p. 93
Histoire sainte, voir Révélation en voie de formation, p. 21, Histoire sainte et salut dans l’histoire, p. 96 ; Sortie des histoires saintes, p. 97, Temps et histoire, p. 93
Hors-Tout (outside-Whole, auszen-All) , p. 82, 49
Illumination : voir Inspiration,, p. 102
Image et ressemblance de Dieu, p. 62
Imaginaire : voir Virtuel, p. 76
Immédiateté-instantanéisme: voir Médiation, p. 91
page 13
Incarnation, voir Emmanuel-Ressuscité, p. 85
Inconscient de la main gauche, p. 74
Indécidable : voir Aporie, p. 26 ; Irréductibles, p. 32,
Infrabible et ultrabible, p. 17
Inspiration, effusion, p. 102, voir Esprit, p. 100, 104
Intuition charismale (charismal intuition, charismale Anschauung), Anthropique, p. 56, Analogie, p. 52
Irréductibles (irreducible, nichtreduzierbar), p. 32
Jésus de Nazareth, le Christ, p. 85 (6ème Groupe ou chapitre), incidence christologique , p. 58
Laïcisation : voir Déchristianisation, p. 104
Liberté : voir Autonomie, p. 71
Limite(s) (limit, Grenze), logique des limites, p. 80
Logique (des limites) : voir Limites, p. 80
Mal (le), p. 33
Manière(s) d’être (d’exister) (way of life, Wesen), p. 103
Médiation de la foi (mediation by faith, Glaubes Vermittelung), p. 91, Pensée : médiation et pensée, p. 69
Médiatisation (mediatisation, Zwischen stehen), p. 91
Médiations immanentes, (secular mediations, weltinnen Vermittelungen), p. 91
Messianique, p. 85
Méthodologie : voir Éléments de méthotologie, p. 42
Miracle : voir Révélation en voie de formation (Exemple), p. 23
Modernité p. 37
Moment de l’Évangile (Gospel Time ou Event, Evangeliums Zeitpunkt ou Ereignis), p. 19
Monde, univers, p. 75 (5ème Groupe ou chapitre)
Mutations : voir Confusion et mutations, p. 78
Mystère : voir Aporie, p. 27
Mythe christique, p. 87
Nature : voir Substance, p. 99
Néant putatif (putative naught, nachdenkliches Nichts), , p. 70
Négativité, p. 81 et voir Transcendance, p. 121-123
Nihilisme : voir Algorithme de Luther, p. 31. Confusion, p. 77 ; Hors-Tout, p. 84
Obstacle(s), p. 20
Ontologie, p. 68
Panenthéisme eschatologique : voir Panthéisme eschatologique, p. 82
Panthéisme eschatologique, p. 82
Paraclétique : voir Anthropique, p. 55
Paradoxe : voir Aporie, p. 26
Parole (la), p. 15 (1er Groupe ou chapitre)
Parole de Dieu, p. 18-19
Pensée, p. 69 et Source : la pensée et la parole, p. 58
Pentecostal (pentecostal, pentekostal), p. 99
Philosophie contemporaine, Rendre compte de sa foi, p. 6 ; p. 15, 37, 43
Plafond et Plancher : voir Éléments de méthodologie (procéder par sauts, p. 46-47, 49) ; Premier et Dernier (p. 41, les deux derniers alinéas), Schéma de la méthodologie, p. 49
Pneumatologique : voir Anthropique, p. 55
Prédestination médiée, p. 101
Premier et Dernier (earliest and latest, Allererstes und Zuletztes), p. 35, 41, 49
Principes opposants (opposites, Einspruch erhebend) voir Algorithme de Luther, p. 30
Problème : voir Aporie, p. 26
Providence, p. 72
Psychologie des profondeurs p. 39
Qualification (qualifying, Qualifikation)-temporalisation (temporalisation, Zeitlichwerden), p. 89
Qualité : voir Aporie, p. 26 ; Éléments de méthodologie (sauts), p, 46 ; Heurt, p, 20 ; Premier et Dernier, p. 35, 41 ; Source, p. 56, Temps et histoire, p. 93 ; Valeur, p. 125
Racines : voir Éléments de méthodologie (Aller à la racine), p. 44
Réalité proleptique (proleptic reality, proleptische Realität), p. 75
Rebond (bounce, Rückprall) , p. 21
Recréation de notre subjectivité, p. 103
Réel, p. 76,
Religions p. 36
Renversement non subversif de la Valeur et de nos valeurs (non subversive inversion of Value and of our values, nicht subversive Umkehrung des Werts und unserer Werten) , p. 126
page 14
Ressuscité : voir Emmanuel-Ressuscité, p. 85 ; Débordés par le Ressuscité, p. 85
Résurrection, p. 85
Révélation, p. 21
Révélation en voie de formation (Revelation in achievement ; Offenbarung in Begründung) et révélation opérationnelle (operational Revelation ; operativ Offenbarung), p. 21
S-ad-sub-jet (se adhaerere apud aliud, submitteri aliis, projectum sui posse): voir Sujet, p. 61
Saint (Le), p. 113 (10ème Groupe ou chapitre)
Saint Unique, p. 114
Salut (temps du), p. 89 (7ème Groupe ou chapitre)
Salut dans l’histoire et pour l’Histoire, p. 96 ; Aujourd'hui du salut par la foi, p. 91
Sainteté, voir Renversement non subversif de la valeur et des valeurs, p. 126 ; Saint (Le), p. 113
Sauts qualitatifs finis, p. 46
Schéma récapitultif de la méthodologie, p. 49
Sciences p. 40
Sécularisation : voir Déchristianisation, p. 104
Sélection : voir Élection, p. 101
Signifiant et signifié, p. 88
Sortie des histoires saintes, p. 97
Source, p. 56 , Se tenir au plus près de la Source, p. 45
Subjectivité et intersubjectivité, p. 62
Substance, nature, énergie, charisme, p. 99
Sujet (subject, Subjeckt), p. 59
Témoignage : voir Attestaton externe du Saint Esprit, p. 104 ; Contre témoignage, p. 104 ; Témoignage intérieur du Saint Esprit, p. 102, Témoins, p. 103
Témoignage (testimony, Zeugnis), intérieur du St. Esprit, p. 102
Témoins (whitness, Zeuge), p. 103
Temporalisation (temporalisation,Verzeitlichung): voir Temps et histoire, p. 93, Contre témoignage, p. 104
Temps : voir Espace-temps, p. 80 ; Temps et histoire, p. 93
Temporalité (temporality, Zeitlichkeit) : voir Temps, histoire, éternité, p. 93
Tension (tension, Spannung) eschatologique, p. 81
Terre(s) ferme(s) : voir Éléments de méthodologie : Prendre appui sur une terre ferme, p. 45
Théologie(s), p. 6, 25 (2ème Groupe ou chapitre)
Théologie et théographie, p. 25
Théologie inductive, déductive, p. 25
Théologie molle, armée, vertébrée, p. 25
Tradition, p. 25
Transsituation (transituation, Lages Umwendung), voir Décentrement, p. 87
Transcendance, p. 118: A) témoignage biblique, p. 119 ; B) théologie chrétienne, p. 120 ; C) alternative du salut par la foi seule, p. 121 ; D) déductive ou inductive, p. 123
Transcendance tendancielle (tendencial Transcendence, tendenzielle Transzendenz) , p. 124
Trinité (interprétation de la), voir Saint (Le), p. 115
Ultrabible, infrabible, p. 17
Unique nécessaire, p. 89
Unité, p. 110,
Unité lisible de l’Église, p. 111
Universalisme p. 48
Univers, voir Monde p. 75
Urgence essentielle, p. 89
Utopique : voir Virtuel, p. 76
Valeur, p. 125
Véracité, p.48
Vérité, p. 54 ;
Vérités scripturaires, p. 18
Vide et vide, p. 76, 84
Virtuel, artificiel, imaginaire, utopique, p. 76
Vitesse, voir Espace-temps, p. 79
Wesen p. 103
page 14 bis
TABLE DES MATIÈRES
Présentation, p. 5 : Penser la foi chrétienne en crise, p, 5 ;
L’intelligence de la foi dans une culture protestante, p. 5 ;
Faire de la théologie après la fin d’une ère de chrétienté constantinienne, p. 6 ;
Rendre compte de sa foi même au regard des mises en cause provenant de la déconstruction, p. 6.
Historique de mon travail, p. 7 : Reconnaissance de dette, p. 7 ;
Suite à donner, p. 8
Pour une élaboration plus avancée, p. 9 ;
Proposiiton de lecture, p. 10.
Liste alphabétique des entrées de l’Index raisonné p. 11
Premier groupe : la Parole, p. 15 : § Anthropologie théologique, p. 15 - antécédents philosophiques, p. 15 - données théologiques, p. 15 ;
§ Anthropologie de la parole de Dieu ,p. 16 ;
§ Bible, Écriture, Parole, p. 17 ; § Infrabible, ultrabible, p. 17 ; § Vérités scripturaires, p. 18 ; § Cercle herméneutique de la parole de Dieu, p. 18 ;
§ Évangile, p. 18 ; § Faillite de l’Évangile, 18 ; § Évangélical, p. 18 ; § Canon biblique, p. 18 ; § Parole de Dieu , p. 19 ; § Moment de l’Évangile p. 19 ;
§ Obstacles, p. 20 ; § Heurt, p. 20 ; § Rebond, p. 21 ;
§ Révélation, p. 21 ; § Révélation en voie de formation et révélation opérationnelle, p. 21 ; miracle, p. 23.
Deuxième groupe : Théologie(s), p. 25 : §Théologie, p. 25 ; § Théologie et théographie, p. 25 ; § Théologie molle, armée, vertébrée, p. 25 ; § Théologie inductive ou déductive, p. 25 ;
§Tradition, p. 25 ;
§ Aporie, énigme, mystère, paradoxe, problème, p. 26.
Troisième groupe : questions d’épistémologie, p. 29 : § Axiome, p. 29 ; § Algorithme de Martin Luther, p. 29 ;
§ Irréductibles, p. 32 ;
§ Premier et Dernier, p. 35 : mise en perspective, p. 35 -univers des religions, p. 36 - pensée moderne, p. 37 - psychologie des profondeurs, p. 39 – sciences, p. 40 - retour à la notion de Premier et Dernier, p. 41 ;
§ Éléments de méthodologie, p. 42 : rappels, p.43, - aller à la racine, p. 44, - se tenir au plus près de la Source , p. 45, - prendre appui sur une terre ferme , p. 45, - procéder par sauts qualitatifs finis, p. 46, - exemple : Anselme de Cantorbery , p. 48, - un gage de véracité p. 48, - une dimension universaliste, p. 49 ; § schéma récapitulatif , p. 49, - applications, p. 50 ;
§ Analogie p. 52 : - analogie de la foi , analogie de l’être , p. 52, - analogie de la grâce p. 53, - analogie du Royaume (ou du Règne), p. 53, - analogie contextuell, e p. 53, - analogie de l’idée, p. 54 ; § Asymptote, p. 54 ; § Vérité incommode et dérangeante, p. 54.
Quatrième groupe : l’être humain p. 55 : § Anthropique, démonique, pneumatologique, charismatique, paraclétique, p. 55 ;
§ La Source, p. 56 : - la qualité , p. 56, - incidence christologique, p. 58, - la pensée et la parole, p. 58 ; § Le Sujet (s-ad-sub-jet, p.61), p. 59 ; §Subjectivité, intersubjectivité, p. 62 ;
§ Image et ressemblance de Dieu, p. 62 ;
§ Centre de gravité ontologique, p. 64 ; §Ontologie, , p. 68 ;
§ La Pensée p. 69 ; § Néant putatif, p. 70 ;
§ Autonomie ou liberté, p. 71 ; la Providence, p. 72 ; § Aptitude et capacité, p. 72 ; § Désir (libido), aspiration (desiderium), besoin, demande, p. 74 ; § Inconscient de la main gauche, p. 74.
Cinquième groupe : le monde et l’univers, p. 75 : § Actualité, p. 75 ; § Réalité proleptique, p. 75 ; § Réel, p. 76 ; § Virtuel, artificiel, imaginaire, utopique, vide, p. 76 ; § Concret ou vécu,, p. 76 ; § Conditions et circonstances p. 77 ;
§ Confusion, mutations, engendrement , p. 77 : - confusion , p. 77, - mutation, s p. 80, - engendrement, p. 79 ; § Engendrement, p. 79 ;
§ Culture, cultural, culturalités , p. 79 ; § Espace-temps, p. 80 ; § Alliance, p. 80 ; § Limite(s), logique des limites, p. 80 ; § Négativité, p. 81 ; § Adossement, p. 81, § Tension eschatologique p. 81 ;
§ Eschatologie réalisée ou actualisée, p. 81 ; § Panthéisme, panenthéisme, p. 82 ;
§ Le hors-Tout , p. 82 (incidences théologique, morale, mathématique p. 83, nihiliste p. 84) ; § Le Vide et le vide, p. 84.
page 14 ter
Sixième groupe : le Christ Jésus de Nazareth, p. 85 : § Messianique, p. 85 ; § Résurrection, p. 85 ; § Emmanuel-Ressuscité, p. 85 ; § Débordés par le Ressuscité, p. 85 ;
§ Corps de Christ p. 86 ; § Décentrement, p. 87 ; § Mythe christique ou messianique p. 87 ; §
Démythisation, p. 88 ; § Signifiant et signifié, p. 88.
Septième groupe : le Salut, p. 89 : § Urgence essentielle, p. 89 ; § Unique nécessaire, p. 89 ;
§ Qualification (temporalisation), p. 89 ;
§ Coïncidence, p. 90 ; § Médiation de la foi, médiatisations, médiations immanentes, immédiateté, instantanéité, p. 91 ;
§ Foi, p. 91 ; § Aujourd'hui du salut par la foi, p. 91 ; § Dokimazein p. 92 ; § Donum et datum p. 93 ; § Écart spécifique de la grâce p. 93 ;
§ Changement de temps, d’histoire p, . 93 ; § Temps, histoire, temporalisations, temporalités, éternité, p. 93 - réflexion des historiens modernes sur l’histoire, p. 93, - réflexion concrète sur l’histoire, p. 94 ; § Salut dans l’histoire et pour l’histoire , p. 96 ; § Histoire sainte et salut dans l’histoire, p. 96 ; § Sortie des histoires saintes, p. 97.
Huitième groupe : l’Esprit Saint, p. 99 : § Pentecostal, p. 99 ; § Substance, nature, énergie, charisme, p. 99 ;
§ Esprit, p. 100 ; § Esprit d’adoption, p. 101 ; § Adoption, p. 101 ; § Élection ou sélection, p. 101 ; § Élection médiée, p. 101 ; § Prédestination médiée, p. 101 ;
§ Témoignage intérieur du Saint Esprit, p. 102 ; § Inspiration et effusion, illumination assistance, p. 102 ;
§ Cœur nouveau, p. 102 ; § Élargissement, p. 102 ; § Appropriation, p. 102 ; § Approfondissement, p. 103 ;
§ Manière(s) d’être (manière-s d’exister), p. 103 ; § Recréation de notre subjectivité, p. 103. ; § Wesen , p. 103 ;
§ Témoins, témoignage, p. 103 ; § Contre témoignage, p. 104 ; § Déchristianisation, p. 104 ; § Attestation externe du Saint Esprit, p. 104 ;
§ Accomplissement, p.105 ; § Genèse réciproque, p. 106.
Neuvième groupe : l’Église, p. 109 : § Église , p. 109 ; § Ecclesia , p. 109 ; § Unité, p. 110 ; § Unité lisible, p. 111
Dixième groupe : le Saint Unique, p. 113 ; § Absolu, , p. 113 ; § Le Saint Unique, p. 114 : interprétation de la Trinité, p. 115 ;
§ Transcendance, p. 119 : - A) données bibliques, p. 119 ; B) théologie chrétienne, p. 120 ; C) alternative du salut par la foi, p. 121 ; D) théologie déductive, théologie inductive, p. 123 ; § Basculement de la Transcendance sur nos transcendances, p. 123 ; § Transcendance tendancielle, p. 124 ;
§ Bienveillance pédagogique de Dieu, p. 124
Onzième groupe : l’Éthique p. 125 : § La Valeur , p. 125 ; § Renversement non subversif de la Valeur et des valeurs, p. 126 ; § Éthique éthologique, p. 127.
Du même auteur : « La Représentation de Dorothée Sölle, Revue d’histoire et de philosophie religieuse, Strasbourg, 66ème année, 1986, n° 2 et 3 ;
Entendre la Parole. Le témoignage intérieur du Saint Esprit, Paris, Éditions du Cerf, 2003,
« Vous serez mes témoins ». Pour un temps de confusion et de mutations, Paris, Éditions du Cerf, 2009.
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